Fil RSS
FR / EN

NOUS SOMMES À L’ÉCOUTE, NOUS EN PARLONS : communication

ASSURER UNE COMMUNICATION EFFICACE N’EST PAS UNE MINCE AFFAIRE !

MARDI LE 16 AVRIL 2013

On entend souvent dire que le problème de notre société réside dans le manque de communication. Que ce soit au sein du couple ou entre les partis qui s’opposent à l’Assemblée nationale ou à la Chambre des communes.

La difficulté réside non pas autant dans l’échange de messages, que dans l’écoute, l’analyse et la compréhension.

Quel plus bel exemple que celui des changements climatiques.  L’écrasante majorité des experts dans le domaine (environ 99%) concluent que le monstre est en route et que ses conséquences sont inéluctables. Mais il existe aussi quelques opposants qui affirment le contraire. Résultat, selon les sondages : 32% des Québécois et 40% des Canadiens ne croient pas à la réalité des changements climatiques. Si l’on examinait plutôt le nombre de gens qui FONT quelque chose pour y parer, on arriverait probablement à conclure que 90% des gens ne CROIENT PAS VRAIMENT que le climat se détériore et détruira leur mode de vie.

La raison de ce paradoxe est simple : les experts parlent de la réalité, tandis que les opposants disent ce que les gens veulent entendre. C’est-à-dire que tout va s’arranger et que l’économie continuera à croître comme nous l’ont promis les gens pour qui on a voté.

Surprise ! Surprise ! Ce ne sont pas les pourcentages de vote qui prédisent l’avenir, mais les données et l’analyse sérieuse. L’on pouvait lire récemment dans un grand quotidien de Montréal « que depuis 10 ans, la température moyenne à la surface de la Terre n'a pas augmenté. Tous les experts s'entendent là-dessus. »

Oublions les experts. Regardons les données. Les chiffres, les mesures. Voici ce que ça dit. Chacune des 12 premières années du 21è siècle se classe parmi les 14 années les plus chaudes depuis 188. Question simple, pas besoin d’être un expert pour y répondre : comment ces années peuvent-elles avoir été les plus chaudes si le réchauffement s’est arrêté ?

Pierre Béland

Étiquettes: communication blogue